La Petite Enfance De Grégoire Kayibanda à Tare 1924-1937
Vivant honorablement du produit de leur terre, les parents de Grégoire Kayibanda étaient d’authentiques paysans hutu. Ni vraiment riches ni vraiment pauvres, ils vivaient de leurs deux hectares de bananeraie et d’un demi-hectare de caféiers, à côté de quelques terres de culture.
Le père, Léonidas Rwamanywa, était dans sa jeunesse un homme solide et fort, mais d’un comportement ascétique et, si l’on en croit ses enfants, « un peu sévère de caractère, travailleur comme on en voit peu, courageux et un peu aventurier « … Il était également, dira son fils Grégoire, « méticuleux, fin, droit aussi, comme tout Hutu authentique « .
Ayant participé aux opérations de la Guerre 14-18, il avait gardé un souvenir très vivant du courage et de l’habileté des soldats du côté allemand, comme de la combativité des troupes du côté belge. Lors de la grande famine provoquée par la guerre, il avait suivi ses frères et ses oncles au-delà du Nil-Akagera pour chercher subsistance au Tanganyika. Dans la suite, revenu au Rwanda, il avait « comme tout le monde » travaillé pour les « autorités coutumières » locales.., mais n’avait jamais accepté de se donner à la courtisanerie, n’engageant que les loisirs laissés libres par ses propres travaux. Tout en s’efforçant de « tirer le meilleur parti » de la situation, il attendait la vache habituelle sans trop se plier, et s’était surtout refusé à engager ses enfants dans les liens de la clientèle pastorale « qu’il abhorrait « .
« Connaissant très bien la géographie du Rwanda (comme de certaines régions de l’Est-Africain) et ses us et coutumes », il n’ignorait rien des péripéties de son histoire. Et notamment de la manière dont les pasteurs tutsi avaient naguère pris le pouvoir au Rwanda central, prenant la place des Bami hutu, s’efforçant par tous les moyens de disperser les populations et de dissoudre « leur cohésion sociale « , tout en étendant autant que possible leur propre emprise sur l’Ouest du pays.
Il évoquait pour ses enfants les vertus de leurs ascendants, issus d’une haute lignée du vieux clan hutu des Sindi, et qui étaient venus, « il y a quelque cent cinquante ans, des régions du lac Kivu » (la partie occidentale du pays) pour s’établir dans le Rwanda central.
Léonidas Rwamanywa et les siens avaient habité d’abord à Rutobwe (dans le Ndiza), puis à Tare près de Musambira (dans le Nduga) et enfin à Ruhango, colline qui fait aujourd’hui partie de la Commune de Kigoma en Préfecture de Gitarama.
Il avait épousé en 1923 Caroline Nyirambeba et en avait eu treize enfants, dont cinq devaient arriver à l’âge adulte et fonder à leur tour un foyer : Grégoire Kayibanda, Léopold Rwabuhaya, Ladislas Nagakiga, Anne-Marie Nzabanita et Alvera. D’une famille aisée mais plus simple, et qui possédait quelques têtes de bétail, sa femme avait été, très jeune, orpheline de mère, et avait dû, pendant son enfance, endurer le caractère acrimonieux d’une marâtre « jamais satisfaite, pointilleuse, avare comme un loup « . Elle avait donc été « aguerrie par la souffrance « , mais avait su garder une « gaieté contagieuse »
« Généreuse, hospitalière, toujours prête à secourir ses voisines », elle avait « à côté de ses nombreux enfants, éduqué plusieurs sans-abris »… Auprès d’elle, la vie n’était triste ni pour son mari ni pour ses enfants. Et dans ses carnets personnels, Grégoire Kayibanda évoquera certains souvenirs de son enfance. Qu’il s’agisse de certaines soirées « pleines de boutades et de joie « , comme il y en avait dans de nombreuses familles hutu « que leur état social » d’oppression « n’a jamais abattues ». Ou qu’il s’agisse encore de la préparation de certains repas… Mais laissons-le parler. « Maman alertait toute la marmaille. On allait aux champs. Sous sa surveillance, chacun remplissait sa corbeille de colocases et, après l’avoir déposée à la maison, nous allions qui ramasser du bois mort, qui puiser de l’eau, pendant qu’elle disposait les grosses marmites en terre cuite sur les pierres du foyer. Une des grandes filles surveillait le feu. Au moment de manger, il ne s’agissait pas, comme en beaucoup de foyers, que chaque enfant s’arme de son assiette ou écuelle de bois : on était trop nombreux. La distribution individuelle aurait pris sur le temps de travail « .
» Maman avait trouvé une formule très sociale, fort démocratique et, à mon avis, éducative : tout le monde s’asseyait en rond autour d’un van en jonc sur lequel on déversait successivement le contenu des marmites jusqu’à ce que tous soient rassasiés « .
« On mangeait avec autant d’appétit que de joie, pendant que papa racontait des récits fabuleux que l’on n’écoutait qu’à moitié. C’était plutôt un temps de détente et de loisir que le souci gastronomique « .
« Quand plus tard je demandais à maman pourquoi elle ne faisait aucune différence entre ses propres enfants et ceux qu’elle avait recueillis, elle se contenta de me répondre : ‘Quand la Providence vous donne, Elle veut qu’à votre tour vous donniez. De plus, eux et vous, vous êtes tout d’abord enfants de la Providence avant de ressortir à une telle ou un tel « .
« Sa simplicité lui permettait de s’adapter merveilleusement aux situations nouvelles. Un jour, raconte-t-il, on était tous les cinq à la maison. C’était jour de marché. On attendit, on attendit… La maman ne revint que vers 5 heures du soir, affairée, « à l’américaine « … Et comme le petit Grégoire lui demandait comment donc des femmes de son âge « arrivent tout d’un coup à s’improviser commerçante… » C’est, répliqua-t-elle, que votre sexagénaire de père parle de se marier à une diplômée de l’école sociale, et qu’il ne faut pas me laisser évincer. Cette boutade nous amusa, mais la sœur corrigea : « Cette école n’est pas au marché mais à N. Vous vous trompez de route « .
« La maman nous fit rire aux éclats : « L’école, dit-elle, ça consiste en des explications verbales et des exercices pratiques : or, je parle assez durant les trajets et, à la place du marché, je fais des expériences. Que me manque-t-il ? »
« Et comme le jeune frère demandait qui délivrerait donc les diplômes, la maman lui répondit : « Si le policier ou le gardien du marché s’y refusent, il y a là une amie indoue de mon âge qui n’hésitera pas à signer mon papier. Et si l’on exige des témoins, ma clientèle sera là pour attester. Eh ! Les enfants d’aujourd’hui ! Dans les choses de leur temps, il faut que ce soit encore votre vieille maman qui donne l’exemple ! »
La vie des parents de Grégoire Kayibanda (et notamment leur intelligence subtile et leur générosité) ont évidemment exercé une grande influence sur l’aventure de sa vie. Plus tard, devenu adulte, il dira lui-même avoir fait longtemps « l’étude de la vie de son père sous la direction de sa mère « , et il soulignera « les multiples interventions de l’influence paternelle « .
Son père, comme la plupart des meilleurs élèves sortis des écoles primaires de ce temps-là, s’était vu confier, depuis 1922, des fonctions de catéchiste à la chapelle succursale de Tare, l’une des cinquante que comptait alors la paroisse de Kabgayi, distante d’à peine 8 km et dont il représentait localement les Pères.
La demeure familiale, bâtie en pisé et, comme toujours alors, couverte de chaume, entourée de sa verte bananeraie et de ses champs cultivés, se trouvait non loin de la grand-route reliant Kigali, la capitale administrative du Rwanda, à Bujumbura, chef-lieu de l’ensemble Ruanda-Urundi. Cette route, qui était alors en latérite, desservait tout à côté la paroisse de Kabgayi, siège depuis 1922 du Vicariat Apostolique du Rwanda, ainsi que le centre commercial de Gitarama. Elle voyait donc passer l’essentiel du trafic commercial du pays, alors assuré par quelques centaines de camions.
Comme tous les catéchistes de cette époque, Léonidas Rwamanywa vivait presque entièrement du seul produit de ses récoltes, car la rémunération de ses tâches religieuses était minime. Une indemnité et non un traitement : quelques dizaines de francs, à peine de quoi payer l’impôt qu’il devait comme tous les hommes adultes. Il restait en outre soumis à toutes les prestations en nature et en travail alors dues aux Chefs et aux Sous-Chefs’ ainsi que dans le cadre des systèmes de clientèle.
La tâche des catéchistes dans l’Église locale était relativement importante ; trois fois par semaine, ils réunissaient, pour des séances d’une à deux heures, les « aspirants » dont ils assuraient la formation : hommes, femmes et enfants. Et comme les enfants de parents non encore chrétiens ne pouvaient être admis au baptême s’ils ne possédaient les rudiments de la lecture (pour pouvoir suivre par écrit prières et cantiques), la chapelle succursale se muait le plus souvent en une petite école, dispensant en deux ans la première partie des études primaires. C’était le cas de la succursale de Tare.
Les catéchistes avaient aussi à présider dans leur chapelle succursale les assemblées du dimanche lorsqu’elles n’étaient pas dirigées par un prêtre venu de la paroisse, souvent lointaine.
Représentant le supérieur de celle-ci, parlant avec les chrétiens, arbitrant leurs conflits, défendant les faibles, les catéchistes avaient acquis dès cette époque une grande autorité morale ; au point que leurs fonctions et leur influence étaient en fait à peine moins appréciées que celle des Sous-Chefs.
Aîné des enfants du foyer, le petit Kayibanda était né à Tare le 1er mai 1924, et avait été baptisé en l’église paroissiale de l’Immaculée Conception à Kabgayi, le 3 octobre 1926, des mains du P. Smoor, sous le prénom de Grégoire. Le registre des baptêmes porte, sous la rubrique « parrain et marraine « , le nom de Caroline Mukankundiye.
Nous avons vu plus haut combien profonde avait été, sur l’enfance insouciante et joyeuse du petit Grégoire, l’influence de ses parents, à la fois sur les plans spirituel et affectif. C’est auprès d’eux qu’il avait puisé les premières forces et prédispositions de son esprit et de son coeur. C’est d’eux qu’il tiendra son goût du travail et de l’étude.
Lorsqu’en 1932 le petit Grégoire atteignit ses 8 ans, il fit sa première communion, et son père le fit tout naturellement entrer dans la première classe de l’école primaire élémentaire de la succursale de Tare.
L’enfant s’y rendait donc chaque jour sans avoir un bien long trajet à accomplir. Et l’on peut sans peine l’imaginer sur son banc avec sa petite ardoise et sa craie, en face du tableau noir, ou s’activant avec les autres enfants dans le champ expérimental jouxtant l’école, ou encore s’ébattant avec eux sur l’aire de récréation.
Deux ans plus tard, en 1934, grâce aux fonctions paternelles, il fut inscrit à l’école primaire centrale de la paroisse de Kabgayi pour y suivre les trois années complémentaires du cycle primaire. Il était logé là-bas, à deux pas de l’école, « dans un milieu plutôt équivoque, aux paroles légères… d’où (il acquit) la connaissance du bien et du mal et de beaucoup de désordres qui en résultaient ».
En quatrième primaire, il fut très malade de la malaria, dut s’aliter, et manqua un semestre complet. Mais son père lui avait enseigné la lecture et un peu d’écriture à la maison, et il put monter de classe malgré ce handicap. Il acquit à cette époque un goût très vif pour la langue française.
Le Rwanda Des Années Trente
Lorsqu’en novembre 1931 le Mwami Musinga fut destitué par l’Administration de Tutelle, celle-ci, se fiant aux conseils et recommandations du Vicaire Apostolique du moment, Mgr Classe, le remplaça par un de ses fils, Rudahigwa, auquel elle avait déjà confié en 1929 les deux importantes chefferies du Marangara et du Nduga pour qu’il y acquière de l’expérience.
Le nouveau Mwami, âgé de 18 ans, reçut le nom de règne de Mutara. Lettré, de formation chrétienne, il était « gagné sans réserve aux idées nouvelles « . La Tutelle en tout cas le considérait comme un élément « capable de mener le pays dans la voie du progrès social, matériel et moral « . Et de son côté, il avait pu constater que sa stabilité en tant que Mwami dépendrait de son soutien à la politique de progrès.
Installé à Nyanza dans une nouvelle et spacieuse habitation de style moderne, le jeune Mwami Mutara Rudahigwa se trouvait ainsi dégagé des superstitions liées à l’ancienne cour. Et l’installation de sa mère – de la « reine-mère » – à Shyogwe (au Marangara), c’est-à-dire à bonne distance de chez lui, le libérait au moins en partie d’un excès d’influence maternelle.
La Belgique put alors intensifier résolument la politique amorcée depuis plusieurs années, et qui consistait à saisir toute occasion pour remplacer les Chefs et Sous-Chefs incapables, ou d’une mentalité trop arriérée, ou coupables d’abus excessifs, par leurs héritiers les plus valables, lettrés autant que possible et progressivement mieux préparés à agir « dans l’intérêt public « . Ainsi, dans la seule année 1935, 28 d’entre eux furent limogés pour fautes graves, exactions, abus de pouvoir ou négligences coupables dans l’application des mesures prescrites contre la famine ou la peste bovine.
Cette même année, 6o % des Chefs et Sous-Chefs pouvaient être considérés comme lettrés (et 85 % comme chrétiens). Tous disposaient en outre de secrétaires lettrés ; ce qui permettait à l’Administration de multiplier les instructions écrites et d’accélérer donc son action. Et, comme on le sait, la rapidité de la communication est une des clefs du progrès.
On peut dire que la Tutelle s’efforçait alors de « fonctionnariser » ou de « rendre administrativement plus fonctionnels » le Mwami (dont la position s’en trouva « désacralisée « ), les Chefs et les Sous-Chefs. Parallèlement, elle mit en place un nombre croissant d’agents techniques rwandais relevant directement et exclusivement d’elle : assistants et moniteurs agricoles, vétérinaires, médicaux… formés par le Groupe Scolaire de Butare/Astrida, et issus quasiment tous de l’ethnie au pouvoir. Notons ici que les populations considéraient comme exerçant un pouvoir sur elles et souvent en abusant, non seulement la « hiérarchie coutumière » proprement dite, mais aussi l’ensemble de ces agents techniques… et même les infirmières, policiers, greffiers, juges, les aides des Sous-Chefs, etc. D’ailleurs, l’ensemble des familles tutsi dont ces personnels étaient quasiment tous issus « profitaient par ricochet de leurs privilèges et, souvent, adoptaient les mêmes comportements et les mêmes attitudes envers la masse… Ce qui a fait que même les paysans-éleveurs étaient craints au même titre que les autorités et se comportaient en conséquence « .
Quant à la politique suivie par l’Église au Rwanda, on pourrait dire qu’elle rejoignait celle de la Belgique. Elle consista en tous cas, à cette époque, à donner priorité dans toutes les écoles au recrutement des enfants des familles au pouvoir et à leur donner une éducation poussée (notamment par l’enseignement du français) dans des classes séparées, et cela même pour quelques éléments non doués mais que leur parenté destinait à occuper des positions influentes.
Cette priorité dans le recrutement des élèves correspondait à la volonté d’éduquer et de conquérir d’abord et avant tout les milieux du pouvoir’ pour entraîner à leur suite l’ensemble de la société. Ce choix était d’ailleurs encore favorisé par le fait que seules certaines familles tutsi, détenant le monopole des ressources économiques, étaient en mesure de décharger leurs enfants des travaux ménagers, de payer leur frais de scolarité et leur logement (l’internat n’étant au début pas organisé), et de stimuler leurs efforts… Quant à la généralité des familles hutu, appauvries et prolétarisées par ceux qui monopolisaient alors le pouvoir, et quant aux nombreuses familles tutsi pauvres, elles préféraient garder leurs enfants à la maison, où ils pouvaient mieux aider leurs parentes.
Par ailleurs, lorsque les professeurs des Séminaires ou du Groupe Scolaire de Butare/Astrida avaient à décrire les institutions » coutumières » et les systèmes de clientèle en vigueur dans le pays, ils s’appliquaient à les comparer aux réalités anciennes de l’Europe médiévale (surtout de la France) de façon à amener les élèves à conclure par eux-mêmes à l’opportunité de faire semblablement évoluer le Rwanda vers une organisation socio-politique au service du bien commun. « Des discussions, et même des exercices écrits, permettaient à chacun de préciser et de mûrir ses idées à ce sujet. Cet élargissement des esprits suscita – on s’en doute – quelque discordance entre les jeunes et les anciens non familiarisés avec ces réalités universelles.
Pour compléter cette politique éducative, le Vicariat prescrivit en 1933 aux Supérieurs de toutes les paroisses d’organiser « des réunions privées » regroupant autour d’eux tous les Chefs et Sous-Chefs chrétiens de leur ressort, chaque dimanche après la messe et une fois l’an pour une retraite, afin de leur expliquer leurs devoirs « surtout dans l’ordre de la charité et de la justice » et pour les « incliner à consentir aux ordonnances réformatrices et à ne vouloir que le bien et le progrès du pays « .
En même temps que ces réunions étaient ainsi organisées, fut créé un organe de presse mensuel en langue rwandaise qui -nous le verrons- jouera plus tard un rôle majeur dans l’évolution des esprits : le Kinyamateka (ou Nouvelliste). Son premier numéro parut le 1er septembre 1933, tiré au stencil. Son objectif au départ était de donner à lire à ses lecteurs, outre les textes administratifs intéressant la population, des nouvelles lui arrivant des différentes paroisses et des centres administratifs ou commerciaux, en y ajoutant des commentaires marqués par le Christianisme. Il s’efforçait aussi de répondre aux questions de ses lecteurs. Sa présentation fut améliorée, et son tirage atteignit bientôt 5 000 exemplaires, diffusés dans tous les milieux lettrés du pays.
Ces diverses dispositions visaient toutes à lutter pied à pied contre la mentalité ambiante dans les milieux du pouvoir. Elles visaient toutes à combattre « le vieil absolutisme païen, dissimulé derrière la profession de catholicisme » : à combattre « sa dureté, ses abus de pouvoir, ses exactions, ses habitudes de corruption judiciaire, son libertinage sans frein aux frais des épouses des clients « .
En 1937, la Belgique prit de son côté une mesure qui devait donner aux Chefs un certain degré d’autonomie : elle créa à leur échelon des Caisses Administratives (c’est-à-dire de véritables petits budgets décentralisés) destinées à financer certaines dépenses d’administration intérieure et de développement économique. Ces Caisses furent confiées transitoirement aux Administrateurs de Territoires, qui devaient y familiariser les Chefs. Une Caisse analogue fut créée en 1941 à l’échelon du Mwami. Mais ni celui-ci, ni les Chefs, n’aperçurent alors les possibilités d’autonomie et de prise de responsabilité qui leur étaient ainsi offertes, si bien que ces Caisses restèrent gérées par les Administrateurs jusqu’à la suppression des chefferies en 1960.
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