Le Culte Des Mânes (Guterekera Abazimu)
Le Noir ne parle pas volontiers aux Blancs de ses croyances et de ses coutumes ; leur curiosité l’intrigue, leur incompréhension les heurte et surtout les moqueries que parfois ils se permettent le blessent et l’humilient profondément. Il arrive également que ces Blancs lui demandent des renseignements sur des affaires qui ne regardent que lui et les siens ; or, celles qui touchent au culte des ancêtres sont fréquemment de celles-là, des affaires strictement familiales ; c’est pourquoi il se contente alors de réponses évasives. De même fait-il lorsqu’on l’interroge sur des choses qu’il ignore ; plutôt que d’avouer son ignorance, il trouve une réponse à tout avec une aisance surprenante.
D’autre part, on souhaiterait parfois qu’il ait des idées plus claires et plus précises sur certains sujets, par exemple sur le composé humain, sur la nature du muzimu (Esprit des défunts) et son mode d’existence mais, comme on l’a très justement remarqué, pour peu que l’on songe aux innombrables divergences relevées dans les systèmes élaborés par de «vrais penseurs », on ne s’étonne pas de rencontrer des opinions diverses, incohérentes, contradictoires (Ces contradictions sont parfois plus apparentes que réelles) chez des gens qui, dépourvus de toute culture intellectuelle, sont incapables de méditer
profondément sur des sujets abstraits ou simplement de les exprimer en formules logiques et rationnelles. C’est donc en vain que l’on chercherait à découvrir parmi eux un système de pensées complet et synthétique ou se trouve examiné avec quelque rigueur l’ensemble de ces grands problèmes.
On peut néanmoins s’étonner que le Munyarwanda ait sur certaines de ces questions des notions dont le fond, commun à tous, ne diffère pas substantiellement des nôtres. Telle, la croyance en la survivance de l’individu humain après la mort. Elle est admise par tous, sans discussion, sans exception. A ce survivant, ils donnent le nom de muzimu (Plur. abazimu).
Ces bazimu leur sont une source de tourments continuels parce qu’ils s’imaginent que, présents autour d’eux, les suivant partout, épiant leur conduite, ils leur infligent les maux les plus divers, soit pour se rappeler à leur souvenir et exiger d’eux quelques marques d’attachement, soit pour les châtier d’avoir violé, même inconsciemment, quelqu’une des coutumes ancestrales (imihango), qui régissent tout : la société, la famille, la vie religieuse. Les Banyarwanda croient en effet que les bazimu sont les gardiens jaloux et sévères de ces traditions dont la violation est considérée comme un signe de mépris de la volonté des ancêtres. Malheur à ceux qui les transgressent ou simplement les négligent (Il ne faut pas confondre les coutumes ancestrales et traditionnelles (imihango) avec les imigenzo ou pratiques diverses qui s’y rattachent formant un code de prescriptions et de prohibitions (imiziro) qui ordonnent ou défendent de faire ou de ne pas faire telle ou telle chose sous peine d’encourir tel ou tel châtiment (igihano = punition). Les imihango viennent des ancêtres et ne peuvent changer. Quant aux imigenzo ils sont dus aux bapfumu, interprètes des imihango ou volonté des ancêtres, qui peuvent les modifier ou même en créer de nouvelles.
Honorer les bazimu (guterekera) ou Lyangombe et ses Imandwa (kubandwa) ; consulter les bapfumu (kuraguza, guhanuza) ; observer le deuil (ukwirabura) et la sortie du deuil (ukwera) sont les principaux imihango voulus par les ancêtres).
Dans un pays, où la morale générale ne trouve qu’un faible appui dans l’idée de Dieu (Imana) du fait de l’absence des sanctions d’outre-tombe, cette dernière croyance joue un rôle de premier plan dans la formation sociale des individus ; elle règle le comportement et les devoirs de chacun vis-à-vis de sa famille, de son clan, de son prochain et même de l’État. Elle prône en effet le respect de l’autorité à tous les degrés, à commencer par celle des parents ; elle cimente l’union non seulement entre les membres d’une même famille, mais aussi celle de tous les citoyens ; elle favorise la natalité (Il faut à tout prix des enfants pour perpétuer non seulement la famille et le clan, mais aussi le culte dû aux ancêtres. La stérilité et les accidents de la maternité sont un opprobre que l’on redoute et qui directement, ou indirectement, ne peut venir que des bazimu, car Imana (Dieu) ne peut que vouloir des enfants ; d’ailleurs c’est lui qui les donne, Habyara Imana = c’est Imana qui engendre). ; elle stabilise dans une certaine mesure le mariage ; elle interdit et punit le vol, l’homicide et, dans certains cas, l’inconduite.
Bref, la discipline sociale et la morale est ainsi plus ou moins assurée par les bazimu qui dirigent pratiquement presque toute l’activité humaine des Banyarwanda depuis le berceau jusqu’à la tombe.
La Mort – Rites Funéraires
Les pratiques qui vont être décrites sont plus particulièrement celles des Bakiga ou montagnards de la région de Byumba, poste administratif situé au nord du Rwanda. Cependant dans leur ensemble ces pratiques ne diffèrent pas beaucoup de celles en usage dans le reste du pays.
| Il est également à remarquer que la plupart de ces pratiques n’ont lieu qu’à l’occasion de la mort (urupfu; du verbe gupfa : mourir) d’un père ou d’une mère ayant laissé une descendance mâle.
Dans les régions hamitisées depuis longtemps, les morts sont généralement abandonnés en certains lieux écartés et bien déterminés, tandis que dans les autres, comme le Rukiga, ou la pénétration hamite est récente, ils sont habituellement enterrés (guhamba). Au cours de cette étude, nous ferons mention plusieurs fois d’un individu qu’on désigne sous le nom de umuse (au pluriel abase). On fait appel à lui non seulement dans les cérémonies qui accompagnent le deuil et la sortie du deuil, mais encore en maintes autres circonstances. Qui est-il ? C’est toujours un membre de l’un de trois clans suivants : Muzigaba, Mugesera ou Musinga (D’après un missionnaire très au courant des choses du Rwanda, les Abazigaba prennent pour umuse non pas un Mugesera, qui lui-même serait un Muzigaba, mais un Musinga (clan des Abasinga). Cependant, dans la région de Byumba où résidait l’auteur, on lui a toujours répété que ce devait être un Mugesera). La raison semble être celle-ci : lorsque les Banyiginya, clan dynastique du Rwanda, s’établirent dans le pays, ils y trouvèrent déjà installés les trois clans mentionnés qu’ils désignèrent sous le nom significatif de Basangwa-butaka = Ceux qui ont été trouvés en possession du sol ou encore sous celui de Abanya-butaka = Ceux à qui appartient la terre. De ce fait certains droits leur sont reconnus que personne ne songe à leur contester ; ainsi, là où l’on construit une nouvelle hutte, les Bazigaba pourront toujours aller quémander un peu de bière, parce que ce sont eux dit-on, propriétaires du sol, qui concèdent le terrain (Abazigaba baratanga ikibanza). D’autre part, on ne construit jamais une case, si la bergeronnette, totem des Abagesara, ne vient au préalable voltiger et sautiller sur le terrain, aplani à cet effet. Comme ils auraient également la faculté de provoquer l’arrivée de cet oiseau de bon augure, même le roi faisait appel à eux pour chaque nouvelle bâtisse dans la capitale. 1. Le décès. Comme l’écrit le R. P. ARNOUX, pour le Munyarwanda le trépas est la plus grande des calamités, puisqu’il l’arrache au doux pays, son Rwanda, ou en somme il vivait heureux : pour lui, il n’y a pas de bonne mort : «Nta upfa neza »; mourir c’est toujours mourir. Habituellement cependant, il meurt parfaitement résigné à ce qu’il sait être la volonté d’Imana qui est maître de la mort comme il l’est de la vie. Au Rwanda, du défunt dont on apprend la mort on dit qu’il s’en est retourné chez lui, « yaratashye » (du verbe gutaha=rentrer au logis ; s’en aller à la maison), ou encore qu’il a répondu à l’appel d’Imana, «Yitabye ». Un dicton ne dit-il pas que tous nous devrons répondre à cet appel lorsqu’Imana nous appellera ; « Twese tuzagomba kwitaba iyo Imana iduhamagaye ». Une mère qui a perdu son enfant ne dira-t-elle pas également qu’Imana est venu le lui ravir : «Imana yaramwibye » et que Celui qui a fait le petit vase est aussi Celui qui le brise : « Iyakaremye, niyo iyakamena ». Dès qu’il y a signe de mort prochaine (Gusamba = agoniser ; Kuraba = s’évanouir ; Kurabirana = tomber dans le coma), la parenté et les enfants absents sont avertis. Cependant, s’ils habitent au loin, on n’attend pas leur arrivée pour procéder aux rites funéraires et à l’enterrement qui doit se faire le plus vite possible, sans doute pour la raison qu’on ne peut rien manger ni boire aussi longtemps que le cadavre est là dans la hutte et puis, surtout s’il devait éclater (guturika), ce serait une abomination épouvantable (ishyano ritavugwa) dont le défunt ne manquerait certainement pas de se venger. Aussitôt que le moribond a rendu le dernier soupir ((1)Gupfa = mourir (urupfu = la mort) = Guhwera = expirer – Guca = couper, trancher, mourir – Kurekana = être séparé (l’esprit du corps), d’où mourir (kureka signifie laisser, lâcher) — Gukenyuka = se briser subitement, mourir) un de ses proches s’en va en toute hâte sur une hauteur environnante, qui n’est parfois qu’une butte dans un champ voisin de la case mortuaire pour annoncer qu’un tel vient de mourir (Kubika: annoncer la mort, ce verbe s’emploie également pour désigner le chant du coq). Détail pour le moins curieux, dans une région qui touche au poste administratif de Byumba, pour se convaincre de la mort du malade, on lui met sous le nez une plante qui exhale une très mauvaise odeur et s’il ne manifeste aucun signe de répulsion, c’est que vraiment il a expiré ! Lors d’un décès les Bakiga, gens de la haute montagne, n’ont pas coutume de pleurer ou de pousser des cris de douleur (induru) (Un homme surtout ne pleure pas ; mais on aurait tort d’en conclure que les Banyarwanda sont insensibles ; ainsi, un mari regrettera sincèrement l’épouse ou l’enfant qu’il vient de perdre, mais le dicton ne dit-il pas que la douleur véritable ne réside pas dans des larmes abondantes « Ukugira ishavu si uguhora urira »), mais il en va autrement chez les Bahororo du Ndorwa ou au contraire les lamentations bruyantes sont de règle. Quant au cadavre (umurambo), il n’inspire aucune frayeur ; on ne craint que son muzimu. 2. Toilette du défunt. La mort ayant fait son oeuvre : a) On éteint le feu du foyer ; il ne sera rallumé qu’après l’enterrement. b) Sans tarder, tandis que le corps (umubiri) est encore souple, on lui impose la position accroupie. Cette pratique, qui était appliquée à n’importe quel mort, tend actuellement à disparaître même chez les païens. La tête est penchée en avant, les bras sont repliés aux coudes, les mains ramenés sur les clavicules et les genoux sous le menton, d’où l’expression : « Twamupfunye nk’igitebo: nous l’avons replié comme un panier, nous lui avons donné la forme d’un panier ». Dans le langage courant, on dit : « Gupfunya intege: plier les jarrets », et l’on désigne un enfant né petit et malingre du nom de «impfunya». Jadis, pour donner au cadavre cette position, on n’attendait pas toujours, paraît-il, que le mourant ait expiré ; ce qui ne devait pas lui faciliter la respiration, ni prolonger sa vie ! Et, quand la mort était survenue à l’insu de tout le monde et que l’on trouvait le cadavre déjà raidi, on n’hésitait pas, dit-on, de se servir d’un instrument tranchant pour opérer ce «rapetissage », car on aurait eu honte de le laisser dans une position allongée qui eût été un signe évident que le mort avait été abandonné des siens à ses derniers moments ! c) Habituellement on le dépouille de tout ce dont il est vêtu ; bracelets, colliers de perles, voire même de la peau (habit) qu’il porte, à moins qu’elle n’en vaille pas la peine, ou bien on la remplace parfois par une autre hors d’usage tant elle est usée. Dépouiller ainsi un cadavre se dit gucuza, d’où le terme imicuzo (sig. umucuzo) pour désigner tous ces objets. On a dit habituellement, car ce n’est pas toujours le cas ; il arrive en effet qu’on lui laisse l’une ou l’autre chose qu’il affectionnait plus particulièrement par crainte de son muzimu. Ainsi on se souvient d’une jeune fille du Bushiru à laquelle on avait laissé tous ses colliers de perles, comme aussi d’un évolué de la Mission de Rulindo qu’on avait habillé du complet européen dont il était si fier, sans oublier de lui mettre sur le nez ses lunettes ! d) Alors, sa belle-fille, femme du fils qu’il a désigné pour lui succéder comme chef de famille, lui frotte légèrement avec un peu de bouse de taurillon, le front, l’intérieur des mains et les jambes des pieds aux genoux sur le devant, et cela d’un seul coup de main. Pour la circonstance on donne à cette bouse le nom de beurre (amavuta). S’il n’a pas de belle-fille, sa veuve, ou la première de ses épouses, enduit de ce « beurre » la jambe droite et l’aîné de ses fils la jambe gauche. Ceux qui n’ont pas d’enfants ne jouissent pas de ces onctions qu’on appelle gusiga amavuta : enduire avec du beurre. e) Ensuite, ce même fils lui met pendant quelques instants dans les mains quelques semences de courge, de sorgho et d’éleusine ou d’isogi (épinard que les indigènes cuisent avec des haricots) ; « Ni imbuto yasigiye abana be: ce sont les semences que le moribond laisse à ses enfants », disent-ils. Ces semences seront mises de côté, jusqu’au jour où l’on sortira du deuil ; elles seront alors semées par l’umuse. Si le défunt n’avait pas d’enfants, on ne lui met dans la main qu’une plante appelée « umuhungu » qui signifie « garçon », parce qu’il est mort, comme un garçon, sans laisser de descendance. f) Enfin, on dépose dans cette même main pour les y laisser : une ou deux feuilles d’umulembe (espèce de umutobotobo sans épines) ; une ou deux feuilles de umuvumu (Ficus) de l’espèce dite umutaba (Il y a plusieurs espèces de muvumu (umuvumu = ficus) : le muvumu w’umutoma, w’umugobwe, wa masuli, wa ruvumura, w’umuhurajoro (ou w’umukuragicuku) et le muvumu w’umulehe à très grandes feuilles, et le muvumu w’umutaba dont il sera parlé et qui est employé dans plusieurs cérémonies païennes parce qu’il est supposé avoir des propriétés magiques. — Le muvumu, Comme le muko (Erythrina), a quelque chose de sacré aux yeux des Banyaruanda, parce que, selon la légende, le grand Lyangombe, créature privilégiée d’Imana et roi des imandwa (esprits supérieurs) et des bazimu (mânes), fut blessé par un buffle et déposé, mourant, au pied d’un Erythrina. D’autre part, comme non loin de là se trouvait également un ficus, de nos jours encore cet endroit est désigné sous le nom de Nyabikenke ya kavumu, c’est-à-dire « la colline du ficus » ; cette colline est située près de la Mission de Kansi dans la province du Bwanamwari au sud du Ruanda) ; deux herbes, l’ishyoza et l’ivubwe (plantes douces au toucher) ; un peu de laine de mouton ; arracher cette laine au mouton pour la lui mettre dans la main se dit : kumukamira intama (traire un mouton pour lui). Désormais, il ne sera plus permis de vendre ou de tuer ce mouton, et s’il meurt de vieillesse, sa peau sera revêtue par l’enfant à qui revient le travail d’enterrer le défunt. Si le défunt est propriétaire de vaches, on ajoute parfois quelques poils d’un taurillon (L’abbé KAGAME parle d’une vache assez âgée et il dit à ce sujet des choses très intéressantes, mais, il ne faut pas l’oublier, il relate les pratiques en usage chez les Batutsi), dont la viande ne pourra être mangée que par ses enfants. Le symbolisme de cette manière de faire est expliqué par les paroles suivantes prononcées à cette occasion : «ugaruke uri intama: reviens parmi nous avec la douceur du mouton » — (le mouton est au Rwanda l’emblème de la paix d’où le nom qu’on lui donne de nyirabuhoro : celui qui possède la douceur) —; « ugaruke uri umulembe: reviens sans épines comme umumulembe (arbuste) » ; «ugaruke uri ishoza: reviens-nous doux comme l’ishoza ». (Les feuilles de l’ishoza qui sont douces au toucher, sont également employées comme remède pour calmer la douleur). « Tout ceci, écrit le chanoine DE LAGGER, est fort antique et nous ramène aux rites préhistoriques et protohistoriques, tels qu’ils se révèlent dans le mobilier des tombes en Europe et en Asie ». g) Le corps est ensuite enveloppé dans une natte (ikirago) et ligoté afin de lui conserver la position accroupie. On désigne du nom ikiliba un cadavre ainsi «emballé ». Les liens seront cependant détachés au moment de la mise en terre. h) Tous les objets du défunt et les vivres qui se trouvent dans la hutte au moment du décès sont tabous. Aussi, quand le deuil prend fin, tout cela doit être purifié avec de l’eau lustrale. Même la veuve doit passer par les rites de la purification. 3. L’enterrement et le transport du cadavre. Au Rwanda, ce n’est pas partout que les morts étaient enterrés. Ainsi, dans les régions du centre, de l’est et du sud, hamitisées de longue date, ils étaient le plus souvent transportés et abandonnés en des lieux plus ou moins écartés et bien déterminés, un marais, une gorge solitaire, une caverne où ils ne tardaient pas à être dévorés par les hyènes ou déchiquetés par les vautours et les corbeaux. Cette façon de traiter les cadavres n’était pas considérée comme une impiété ou un mépris ; on estimait que la dent des fauves et le bec des rapaces n’étaient pas plus indécents que la morsure des vers dans la tombe (Actuellement l’Administration belge a imposé partout des cimetières). Dans le Rukiga par contre, c’est-à-dire la région très montagneuse du nord et de l’ouest, les morts étaient généralement enterrés ; exception faite du Bugoyi ou, vu la difficulté qu’il y avait de creuser des fosses dans la plaine de lave qui s’étend au pied des volcans, ils étaient déposés dans certaines galeries de lave (Ces galeries souterraines sont très nombreuses au Bugoyi. L’auteur en a visité plusieurs, mais il n’est pas toujours facile d’y pénétrer tant elles sont parfois basses et étroites par endroit. Elles sont fréquemment un refuge pour les bêtes sauvages : chacals, porcs-épics, voire léopards). Dans tout le Rukiga les parents sont habituellement ensevelis dans l’enceinte même de leur habitation. Ainsi, au Bushiru, l’auteur a vu qu’on enterrait une mère derrière l’un des grands greniers à vivres qui se trouvent dans la cours devant la hute,
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