La Colonisation Belge En Afrique Centrale III
Le Ruanda-Urundi
La souveraineté belge va, après la Première Guerre mondiale, s’étendre à un territoire voisin du Congo belge : le Ruanda-Urundi. Avant 1916, le Ruanda-Urundi est une colonie allemande depuis 1884. Composée de deux anciens royaumes, le Ruanda et l’Urundi, elle est envahie par la Force publique, l’armée du Congo belge, durant la Première Guerre mondiale. Le traité de Versailles de 1919, qui inflige les sanctions à l’Allemagne, dépossède cette dernière de ses colonies africaines, et octroie le Ruanda-Urundi à la Belgique, qui espérait obtenir plus de territoires en compensation. La Société des Nations (SDN) mandate officiellement la Belgique de la gestion du Ruanda-Urundi en 1924. Le mandat signifie que le pays colonisateur doit rendre des comptes sur sa gestion de la colonie à la SDN et donc à la communauté internationale. La Belgique ne peut pas annexer le territoire mandaté à sa colonie congolaise, même si elle rattache administrativement le Ruanda-Urundi au Congo belge et crée des liens importants : les missions de police ou de défense, par exemple, sont assurées par la Force publique. Après la Seconde Guerre mondiale et l’effondrement de la SDN, c’est l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui officialise la mainmise belge sur le Ruanda-Urundi en lui accordant une tutelle internationale en vue d’un développement devant mener, à terme, à l’indépendance. Officiellement, on ne parle donc pas d’une « colonie » belge, mais bien d’un « mandat » ou d’un « territoire sous tutelle ». Dans les faits, l’administration et la politique belges restent toutefois très similaires à celles du Congo belge dans les deux territoires.
Politique ethnique en Afrique belge : l’exemple des Hutu et des Tutsi
La population colonisée du Congo belge et du Ruanda-Urundi est particulièrement hétérogène. L’Afrique belge est peuplée de communautés diverses, organisées sur des bases politiques, économiques, culturelles, religieuses ou autres. Nombre de ces entités ne sont pas toujours strictement délimitées. Un individu ou un groupe peut, par exemple, faire partie de différentes communautés et l’appartenance n’est pas gravée dans le marbre.
Pour prendre le contrôle de cet amalgame de diversité, le gouvernement colonial essaie de diviser la population en ethnies bien délimitées. Le colonisateur catégorise chaque habitant du Congo et du Ruanda-Urundi dans un groupe ethnique ou une tribu clairement définis avec son propre territoire, sa langue, son histoire, son système de normes et de valeurs, sa religion, son droit coutumier, son chef… Ces ethnies coloniales partagent parfois des similitudes avec des entités précoloniales. Mais il s’agit souvent de constructions très artificielles qui regroupent différentes communautés existantes au sein d’une même catégorie.
Bien que ces ethnies soient une construction coloniale, l’impact de cette politique de classification est bien réel. La population colonisée s’approprie ces nouvelles étiquettes et tire parti de la politique ethnique du colonisateur, par exemple pour accaparer la terre ou les positions de pouvoir. Le gouvernement colonial renforce également les catégories ethniques qu’il a créées en y adaptant sa politique. Différentes tribus se voient attribuer des traits de caractère et sont traitées en conséquence. Certains groupes ethniques sont favorisés ou désavantagés pour ces motifs. Les identités ethniques deviennent ainsi peu à peu une réalité.
La politique belge au Ruanda-Urundi sous mandat constitue l’exemple le plus connu de cette politique ethnique et des conséquences dramatiques qu’elle peut avoir. Avant l’arrivée des Allemands et plus tard des Belges, la zone du mandat se compose de deux royaumes : le Ruanda et l’Urundi. La population de langue kinyarwanda et kirundi des deux royaumes est divisée en différentes communautés régionales, royaumes vassaux, classes, clans et liens familiaux. Être Hutu, Tutsi ou Twa – qu’il s’agisse déjà d’ethnies ou plutôt de classes sociales fait encore débat parmi les scientifiques – n’est qu’une des identités pertinentes et tous ne s’identifient pas comme tels. Conformément à leur propre politique impérialiste, les rois du Ruanda et de l’Urundi racontent à l’administration coloniale que les Tutsi sont l’élite et les Hutu, leurs sujets, ce qui incite le gouvernement allemand et plus tard belge à subdiviser la population en trois catégories ethniques rigides : les Hutu, les Tutsi et les Twa. Le colonisateur attribue à chaque catégorie un ensemble de traits : selon cette classification, les Tutsi seraient des bergers et des chefs innés, les Hutu, des agriculteurs serviles et les Twa, un peuple pygmée de chasseurs-cueilleurs. Dans le cas spécifique du Ruanda-Urundi, la politique ethnique du colonisateur comporte même une composante raciale : Tutsi, Hutu et Twa ne sont pas seulement des ethnies différentes avec leurs propres cultures, coutumes, etc., mais aussi trois races distinctes. Les Tutsi seraient une race dite hamitique, émigrée depuis le nord et la corne de l’Afrique et supérieure aux races négroïdes Hutu et Twa.
La politique coloniale du Ruanda-Urundi se fonde de plus en plus sur cette pensée ethno-raciale. Lors des recensements, on demande l’appartenance ethnique et la race. Les cartes d’identité indiquent si quelqu’un est Tutsi, Hutu ou Twa. Il ne faut pas non plus sous-estimer le rôle de l’éducation missionnaire. À l’école, on enseigne aux enfants à quel groupe ils appartiennent, ainsi que les caractéristiques raciales et ethniques des Tutsi, des Hutu et des Twa. Cette politique fait non seulement des Tutsi, Hutu et Twa les principales identités du Ruanda-Urundi, mais elle provoque également des tensions croissantes au sein de la population. Chaque groupe est en effet traité différemment. Le colonisateur sélectionne ainsi principalement ses chefs, ses fonctionnaires et ses soldats parmi les Tutsi qui doivent payer plus d’impôts. Le travail forcé ou la culture obligatoire sont confiés aux Hutu.
La Seconde Guerre mondiale
Après l’invasion de la Belgique par l’Allemagne nazie en mai 1940, le gouvernement belge s’exile à Londres pour continuer la lutte depuis l’étranger. Parmi les ministres exilés se trouve Albert de Vleeschauwer, ministre des Colonies. Il s’assure ainsi que le Congo ne tombe pas sous administration ennemie. Les richesses du pays intéressent en effet les deux camps. Le gouverneur général de la colonie, Pierre Ryckmans, va également tout faire pour maintenir le Congo du côté des Alliés, et ce malgré la pression de certains entrepreneurs au sein de la colonie, qui auraient bien voulu continuer à commercer avec l’Allemagne. La Belgique capitule, mais le gouverneur général, Pierre Ryckmans, refuse de déclarer allégeance à l’autorité allemande dès la fin des hostilités et qui suivra ensuite la politique et les ordres du gouvernement belge en exil. Le Congo va vite devenir un enjeu stratégique pour les Alliés, non seulement pour l’uranium, mais aussi pour l’or et bien d’autres ressources. Les richesses du pays participent donc à l’effort de guerre. C’est le Congo qui donne une voix et un poids au gouvernement belge pour dialoguer avec les puissances alliées.
Si les territoires coloniaux de la Belgique ne sont pas envahis par l’Italie, seule puissance ennemie à avoir des colonies en Afrique, la Force publique va tout de même se battre contre les troupes italiennes durant la campagne d’Afrique de l’Est, aux côtés des Britanniques, en Éthiopie. Certaines unités vont même être envoyées au Nigeria, en Égypte, à Madagascar, en Palestine et jusqu’en Birmanie.
En colonie, l’effort de guerre demandé aux Congolais est lourd. Il faut faire tourner les industries pour ravitailler le camp allié en diverses matières premières ; la main-d’œuvre est donc mise à rude épreuve et les conditions de travail sont pénibles à cause du rendement à maintenir. Dans le même temps, la guerre coupe l’approvisionnement, mobilise des hommes et des moyens de transport, ce qui ralentit la circulation des marchandises. L’inflation augmente et le pouvoir d’achat de tous les habitants s’en trouve atteint. Cette situation va créer un mécontentement, chez les travailleurs occidentaux d’abord, puis chez les travailleurs africains. Des grèves et des révoltes éclatent à divers moments entre 1940 et 1945, et sont généralement durement réprimées par la Force publique, faisant de nombreuses victimes. Pour les coloniaux, la contestation sociale peut s’organiser dans des syndicats. Mais cette forme est encore interdite à la population colonisée jusqu’à la fin de la guerre. Et lorsque la syndicalisation est enfin autorisée en 1946, c’est sous un contrôle drastique.
La guerre touche aussi le Ruanda-Urundi, déjà impacté par d’importantes sécheresses qui provoquent des famines. Elles sont accentuées par l’exportation des denrées agricoles vers le Congo belge pour soutenir l’effort de guerre. Plusieurs dizaines de milliers de personnes meurent de faim, et des centaines de milliers d’autres migrent vers le Congo belge ou les colonies étrangères limitrophes.
Les « évolués »
Après 1945, le boom économique qui a lieu au Congo fait émerger une nouvelle classe sociale dans la population colonisée. Les Congolais ayant accès à certaines professions, comme dans les soins, l’administration, l’enseignement, etc., forment une sorte de « classe moyenne », jugée plus instruite par le pouvoir colonial. Ils sont quelque dix mille personnes au total. Parce qu’ils ont embrassé le modèle de vie occidental, ils sont considérés (et se considèrent) comme une nouvelle élite noire. Aux yeux des Belges, ils sont l’émanation ultime de la « mission civilisatrice » et le trait d’union entre « les Blancs civilisés » et « les Noirs primitifs ». On leur donne le nom d’« évolués ». Ce statut est également en vigueur au Ruanda-Urundi, mais il y prend un accent ethnique puisque les Tutsi sont considérés comme plus civilisés que les Hutu, et sont déjà associés au pouvoir.
Les évolués revendiquent le droit d’être reconnus égaux en droit avec leurs colonisateurs. En 1952, ils se voient attribuer, moyennant des conditions strictes d’octroi et des contrôles de leur mode de vie, la « carte d’Immatriculation ». Celle-ci doit garantir, au moins sur papier, un traitement plus égalitaire… Seuls les hommes y ont droit, mais leur famille donne une image de stabilité et d’« évolution civilisationnelle ». Un homme marié qui travaille, dont l’épouse est une excellente ménagère et dont les enfants sont scolarisés est l’illustration parfaite du modèle de vie à atteindre.
En dépit de leurs tentatives de s’élever au niveau des Belges blancs, les évolués restent toutefois des citoyens de seconde zone, ce qui génère des frustrations importantes et les conduit à remettre en cause la colonisation. Pour eux, l’existence même des « évolués » montre la réussite de la mission civilisatrice coloniale devenue, dès lors, inutile. C’est à l’élite congolaise de reprendre cette charge aux « Hommes blancs ».
En résumé : le Congo belge est-il la « colonie modèle » présentée à l’Expo 58 ? D’avril à octobre 1958 a lieu au Heysel à Bruxelles la première exposition universelle d’envergure après la Seconde Guerre mondiale. L’Expo 58 montre un monde moderne qui renaît de ses cendres.
L’exposition est consacrée au progrès par la science et la technologie. Avec plus de 41 millions de visiteurs nationaux et étrangers, elle connaît un franc succès. Parmi les sections nationales et commerciales et les pavillons présentant la Belgique et le reste du monde au public, il y a – à l’instar des précédentes expositions mondiales à Anvers, Bruxelles, Gand et Liège – une section coloniale.
La section coloniale se compose de sept pavillons thématiques aménagés par le gouvernement colonial, des entreprises et des congrégations missionnaires. Des dioramas, des films, des peintures murales, des cartes, des photos, des panneaux et des machines clinquantes montrent les prétendus progrès que la Belgique aurait apportés au Congo : éducation, soins de santé, services sociaux, industrie, culture moderne. Dans le même temps, le public peut découvrir le Congo et ses habitants. Ils peuvent y observer l’art congolais, des artisans au travail, un jardin tropical avec un village congolais, des groupes de danse, une chorale, etc. L’exposition présente un Congo primitif en voie de civilisation grâce à la Belgique.
À l’Expo 58, les autorités, les entreprises et les missions coloniales se targuent d’une soi-disant « colonie modèle », mais la réalité congolaise est différente. Le Congo belge perpétue la discrimination paternaliste et raciale inhérente au système colonial, continue d’utiliser des formes de violence et poursuit le travail forcé. Les conditions de travail restent souvent dures, les salaires sont très réduits et la Force publique est toujours le bras armé répressif du pouvoir colonial. La liberté d’expression et d’association de la population noire est bafouée. Ce n’est qu’après 1945 que la situation s’améliore quelque peu, du moins pour une poignée de Congolais et surtout au niveau matériel.
Le système colonial relègue la population noire à un rôle subalterne dans tous les domaines : elle n’a pas son mot à dire dans les décisions politiques et économiques importantes et est infantilisée par les colonisateurs blancs prétendant la prendre en charge et l’instruire.
Les frustrations d’une partie de la population congolaise vis-à-vis de ce système colonial inégal et oppressif émergent également lors de l’Expo 58. Certains artistes et artisans rentrent chez eux parce qu’ils ne veulent pas être exposés comme des animaux dans un zoo devant un public blanc qui les invective et leur lance de l’argent et des bananes pour susciter leurs réactions. Le Congolais « évolué » Antoine-Roger Bolamba, journaliste et écrivain, souhaite organiser une conférence internationale d’intellectuels et d’artistes africains dans le cadre du programme de l’Expo 58, mais elle sera interdite. Les guides, artistes, artisans, soldats, chanteurs et danseurs congolais et leurs familles – un peu moins de six cents personnes au total – qui travaillent et sont exhibés se plaignent régulièrement de leur salaire inférieur à celui des autres employés de l’expo. Ils critiquent également le strict règlement intérieur et leur isolement forcé au Centre d’accueil pour le personnel africain, érigé à côté du Musée royal du Congo belge de Tervuren (AfricaMuseum) pour les héberger. À cette époque, la propagande coloniale commence clairement à se fissurer.
États indépendants : Envisager l’indépendance
À partir des années 1950, la colonisation belge du Congo et du Ruanda-Urundi est soumise à une pression croissante. La communauté internationale est de plus en plus critique à l’égard de la colonisation. L’ONU, l’Union soviétique, les pays asiatiques ayant acquis leur indépendance après 1945 et, dans une moindre mesure, les États-Unis pointent du doigt les colonisateurs européens comme la Belgique. Des appels à une plus grande autonomie émanent également du Congo. Les coloniaux blancs veulent avoir leur mot à dire dans l’administration de la colonie et l’élite noire des évolués réclame l’égalité des droits et remet de plus en plus en question la colonisation. Mais le gouvernement belge n’en démord pas : à en croire le discours officiel du ministère des Colonies, la Belgique a permis à ses colonies de réaliser d’énormes progrès et la population noire compte sur la mère patrie belge pour continuer sur sa lancée. Le voyage du roi Baudouin au Congo en 1955, parfaitement orchestré et mis en image par les services de propagande, entend symboliser cette représentation d’une colonisation idyllique, appréciée par les « indigènes » qui acclament de façon enthousiaste le jeune souverain.
Évoquer l’indépendance devient, pour le Congo belge, une réalité à la fin des années 1950 seulement, tant du côté belge que congolais. Bien que le sujet ait été considéré d’une manière ou d’une autre depuis de nombreuses décennies, on considère qu’elle ne devient concrète qu’avec la publication, en 1955 en néerlandais et en 1956 en français, du Plan de 30 ans pour l’émancipation politique de l’Afrique belge, rédigé par Jef Van Bilsen, ancien journaliste et professeur à l’« université coloniale » d’Anvers. Il y prône la formation de cadres congolais, et leur implication en politique, afin que l’émancipation de la colonie puisse être effectuée sur une durée de 30 ans, donc en 1958, sous la forme d’une union fédérale entre les deux pays. Les réactions politiques face au plan vont être contrastées : il est dénoncé comme anticolonialiste par des milieux politiques ou économiques dominants en Belgique, mais aussi considéré au Congo comme pas assez ambitieux.
En réaction, un groupe d’« évolués » (voir « Les évolués ») rédige le Manifeste de conscience africaine, qui se prononce en faveur de l’émancipation prônée par Van Bilsen et de son agenda, mais réclame l’indépendance totale et effective, sans union fédérale avec la Belgique. De nombreux partis politiques congolais sont créés à un rythme effréné dans la seconde moitié des années 1950, surtout à partir de 1958. L’un d’eux, l’Alliance des Bakongo (ABAKO), réagit par un contre-manifeste qui réclame l’indépendance totale et immédiate. Ces trois textes vont nourrir la réflexion, mais aussi ouvrir les yeux d’une partie de la population qui va militer pour cette autonomie de manière forte, jusqu’à provoquer des émeutes réprimées dans le sang en janvier 1959. Les émeutes accélèrent le processus d’indépendance. Pour tenter de calmer les esprits, le roi Baudouin prononce un discours à la radio le 13 janvier, dans lequel il annonce une indépendance « sans atermoiements funestes », mais aussi « sans précipitation inconsidérée». Ces événements vont cependant précipiter la tenue des négociations dites des «Tables rondes » de Bruxelles. Une première conférence est tenue en janvier et février 1960. Elle met face à face tous les partis politiques congolais d’un côté, et les autorités belges et les trois partis politiques traditionnels belges de l’autre (chrétiens, libéraux et socialistes). Les modalités de l’indépendance sont fixées. La date retenue est le 30 juin 1960, soit seulement quatre mois plus tard. La conférence décide également de la future structure politique du Congo indépendant – à l’instar de la Belgique, le Congo deviendra un État unitaire avec une démocratie parlementaire – et de la tenue d’élections générales en mai.
Lors d’une deuxième table ronde fin avril-début mai 1960, les négociateurs belges proposent de créer un fonds de développement avec les actions du gouvernement colonial dans les grandes entreprises concessionnaires dominant l’économie congolaise. Le fonds serait géré par la Belgique et le Congo. Avec cette proposition, le gouvernement belge tente de maintenir autant que possible son contrôle sur l’économie congolaise. Les négociateurs congolais ne font pas confiance à leurs homologues belges et refusent.
En l’absence d’accord, la séparation économique entre la Belgique et le Congo est chaotique et fixée en dernière minute par un certain nombre de lois et décisions de la Belgique hypothéquant la solidité économique et financière du Congo indépendant. Deux semaines avant l’indépendance, les entreprises coloniales ont la possibilité de demander le statut belge pour se soustraire plus facilement au contrôle congolais. Trois jours avant le 30 juin, une loi belge dissout les entreprises concessionnaires coloniales, faisant perdre au gouvernement congolais sa position prépondérante dans le conseil d’administration de celles-ci. Il n’y a pas encore de solution à l’endettement astronomique accumulé au fil des ans par le gouvernement colonial pour investir dans le développement économique et social du Congo belge. Elle n’arrive que quelques années plus tard, lorsque le Congo indépendant cède et assume une grande partie des dettes coloniales, prenant ainsi un départ difficile sur le plan financier.
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