On a décrit l’aspect physique du Ruanda, les races qui l’habitent et le gouvernement qui préside à ses destinées, ainsi que la construction de la famille. Ce sont là, sauf la dernière, autant de réalités que les missionnaires se contentent de relever ou de contempler, sans que la pensée leur vienne d’y apporter une modification quelconque. On sait notamment que le catholicisme s’adapte à toutes les formes politiques.

Deuxièmement, on a parlé d’aspects intellectuels, religieux, moraux qui sont ceux des Banya-Ruanda. La langue, que nous avons trouvée, constituée dans sa pureté et sa richesse, demeure, elle aussi, étrangère à la foi chrétienne. Les missionnaires n’ont qu’à se rendre maîtres de cet idiome bantou, à l’approfondir le mieux possible de manière à le parler et l’écrire convenablement. Il n’est besoin que d’ajouter quelques mots tirés des langues européennes, pour traduire des concepts, patrimoine nécessaire de la Révélation, mais inexistants au Ruanda.

Le monde religieux ou moral qui s’étale sous nos yeux nous intéresse, lui, au suprême degré et constitue notre champ d’action exclusif. Là, il faut compléter, surélever, par exemple, la doctrine sur le créateur, détruire ou reprendre par la base. Ainsi, nous ne saurions encourager, conserver les manifestations envers les esprits, la consultation des devins, le port des amulettes, etc.

Nous allons, dans ce chapitre, présenter les travaux entrepris au Ruanda par les Pères Blancs, pour substituer à la superstition la vraie religion. Nous préciserons les conditions dans lesquelles ils ont pris pied dans ce pays. Nous mettrons sous les yeux du lecteur les obstacles rencontrés, les méthodes instaurées pour les tourner et les résultats obtenus jusqu’à ces derniers temps. Nous rendrons ensuite justice aux multiples collaborateurs que les pères Blancs ont appelés près d’eux, ou suscités sur place pour l’entreprise de l’évangélisation. Enfin, nous accorderons la place d’honneur à qui de droit : à Dieu dont la grâce toute-puissante a bien voulu féconder un labeur condamné sans elle à demeurer stérile.

Lorsqu’en avril 1878, les missionnaires du cardinal Lavigerie quittaient Marseille pour les régions des Grands-Lacs, ils avaient le mandat d’y fonder deux centre principaux d’apostolat : l’un du Tanganyika, l’autre de Nyanza. Cette seconde circonscription comprenait le Ruanda. Au nom du Saint Père, le R.P. Livinhac en prit donc possession, mais sans l’occuper effectivement. Jusqu’à son départ de l’Uganda pour la Maison-Mère en Algérie,  en 1889, il ne se mit jamais en contact avec la population Banya-Ruanda,  ni personnellement, ni par ses missionnaires. Outre que la persécution sanglante avait, sur les bords du Nyanza, arrêté le développement de l’Eglise, les fatigues d’un long voyage ou la maladie avaient décimé les ouvriers. Comment, dès lors, auraient-ils songé à multiplier les stations, surtout à une telle distance des rives du Lac ? D’ailleurs, le chef de mission, comme ses collaborateurs, ignoraient peut-être même le nom de Ruanda. Si l’on parlait devant les Pères Blancs qui fréquentaient la cour de l’Uganda, des champs de bataille de l’Ankole, de Bunyoro, on se taisait sur le royaume hamite où les guerriers de Mtéça et de Mwanga n’avaient pas pénétré.

En 1894, le Ruanda, détaché du Nyanza septentrional, fut englobé dans le Vicariat du Nyanza méridional. A Marienberg, station voisine de Bukoba, Mgr Hirth se procurait plus aisément des renseignements sur l’extrême partie Ouest de sa circonscription où les Baziba, porteurs infatigables, accompagnaient les commerçants arabes et noirs. D’autres part, l’esclavage avait conduit hors de leur pays natal des Banya-Ruanda qui vantaient les charmes de leur patrie, sa population nombreuse, révélation bien propre à exciter la convoitise apostolique du prélat. Cependant, le détail obtenu de la bouche de ces exilés échappaient à tout contrôle européen, puisqu’à cette époque aucun Blanc n’avait eu l’heur d’aborder cette région paradisiaque.

Ce n’est qu’en février 1900 que les Pères Blancs furent à même de se rendre au Ruanda pour y fonder la mission. Leur caravane, formée de plus de cent cinquante porteurs, partit du sud du Lac Victoria sous la direction de Mgr Hirth. Celui-ci, qui avait déjà fait sonder les dispositions du roi Musinga par le P. Brard, Supérieur désigné de la première station, n’arrivait donc pas en inconnu à la cour de Nyanza. Il y reçut un accueil d’autant plus déférent qu’il était accompagné de soldats, d’hommes d’affaires pris dans l’entourage immédiat du Résident d’Usumbura. L’entrevue du vicaire Apostolique et du potentat noir (ou plutôt de son substitut qui, pendant plusieurs années encore, joua ce personnage de comédie), empreinte de cordialité apparente, n’aboutit pas totalement au résultat escompté. Mgr Hirth avait, en effet, caressé le rêve de fixer les Pères à proximité des grands, mais cette tactique, inspirée des principes généraux du cardinal Lavigerie, sur la nécessité de viser d’abord, sinon à la conversion des puissants, du moins à leur rapprochement, rencontrait des obstacles infranchissables dans les dispositions xénophobes des Batutsi.

On dut donc, pour le moment, se déclarer satisfait de l’autorisation obtenue de bâtir une mission à Save, au sud du Ruanda, à une trentaine de kilomètre de Nyanza. Le monarque, en leur permettant de prendre pied dans la région d’Isavi, espérait bien, du reste, que la maladie obligerait les étrangers à se retirer sans tarder. Telle était la persuasion des devins consultés. Leurs pronostics se sont révélés bien fautifs, car de nombreux missionnaires qui travaillèrent dans ce poste, aucun ne songa, durant vingt ans, à en faire le lieu de sa sépulture. Bientôt s’élevèrent, grâce à l’activité des deux Pères et d’un Frère Coadjuteur, de modestes maisons d’habitation en briques séchées au soleil et à la toiture de chaume. Guidés par des catéchistes baganda qui leur servaient d’interprètes, les missionnaires s’adonnaient à l’étude de la langue, ainsi qu’à la composition d’un catéchisme élémentaire. Les éditions ultérieures ont éliminé quelques termes peu convenables enchâssés dans la traduction par le trop fameux « démon de la presse ». La seconde communauté des Pères Blancs s’installa à Zaza, dans le Gisaka. Cette province, rattachée au Ruanda depuis peu de temps, soumise par force plutôt que par sympathie à une royauté plutôt regardée comme usurpatrice, intéressait médiocrement le monarque. Aussi ne s’opposa-t-il pas trop à la requête du Vicaire Apostolique.

A s’en tenir aux apparences, la même générosité se fit jour dans la concession par le roi d’un troisième emplacement, à Nyundo, dans le Nord, mais la mauvaise volonté réelle éclata bientôt. A l’instigation des mages, les chefs indigènes, désignés pour accompagner les missionnaires, avaient l’ordre de les égarer ou de retarder leur arrivée à l’endroit fixé. Tactique enfantine ! Dans un pays de deux cents kilomètres de longueur, il est bien difficile de s’éterniser sur les chemins sans reconnaître des panoramas caractéristiques : fleuves, pics de montagne ect. Le voyage normal devait s’effectuer en cinq ou six jours; les missionnaires, en route depuis une semaine, commençaient à se demander s’ils n’étaient pas victimes d’une mystification, lorsqu’ils constatèrent, à ne pas s’y méprendre, qu’ils cheminaient pour la seconde fois dans le même endroit. Il fallut montrer les dents et presser avec énergie les éclaireurs de mettre sans tarder le cap sur la province du Bugoyé, objet de leurs ambitions apostoliques.

A la station de Nyundo s’ajouta celle de Rwaza, au Muléra. D’esprit batailleur, surexcités par des aventuriers étrangers, peu gagnés au régime de centralisation mututsi, d’ailleurs mal renseignés sur la puissance de résistance des blancs, les indigènes de cette province se crurent en état de forcer les intrus à la retraite. Dans son ouvrage, le P. Dufays a raconté les péripéties émouvantes par lesquelles lui et ses confrères furent contraints de manœuvrer: attaques à main armée de la part des guerriers, incendies au moyen de flèches enflammées décochées d’une grande distance, précarité du ravitaillement, etc. Ces embarras prirent fin grâce à l’intervention opportune d’un lieutenant allemand et, la tranquillité rétablie, la mission se développa sans heurts parmi ces montagnards au caractère dur, mais si attachants.

Voici les notations du diaire de la station de Rwaza, seulement pour la première quinzaine de mai 1911. Dans les proches environs de la mission (on devine ce qui devait se passer ailleurs!) les Pères ont mentionné 5 guerres entre familles, dans  l’une desquelles on a compté 10 blessés et 2 morts, plus de 52 huttes incendiées __ 5 coups de lances ont passé à travers les corps des adversaires du clan, un enfant en a tué un autre d’un coup de bâton; une femme a tué son mari avec la lance de celui-ci, un autre mégère a enfoncé une lance dans les reins de son conjoint __ 6 femmes, en lutte avec leurs commères, ont été gravement blessées avec des gourdins __ fin avril, un enfant avait tué sa mère; une bataille épique s’ensuivit entre la famille de la femme et celle du mari. Un jeune homme a infligé quatre blessures à son beau-père, au moyen d’une lance. Enfin, au cours de la même semaine, dans un engagement entre familles, on a signalé 6 blessés.

Des païens, continue le diaire, n’osent venir à la mission parce que pour y parvenir ils devraient traverser plusieurs villages où résident des familles ennemies. Plusieurs chrétiens ayant été tués, tous les néophytes sont venus, en corps, demander au Supérieur la permission d’aller venger le sang de leurs frères ; l’autorisation ayant été, comme de juste, refusée, la foule de 7 à 800 hommes en effervescence s’est retirée sans réplique. Enfin, la charité triomphait.

Quelques semaines plus tard, on entreprenait l’établissement de Mbirizi, non loin de la frontière du Congo belge. Pour relier ces quatre stations situées presque à la périphérie, il semblait indispensable de fonder une mission centrale. Mais obtiendrait-on, cette fois, l’autorisation royale, toujours requise, même pour les Européens ? Le Marangara passait toujours, aux yeux du monarque, pour la terre d’élection. Comme les pâturages, sur plateaux de 1.850m., permettent l’élevage facile des bovins, les pasteurs y ont, plus qu’ailleurs, fixé leur demeure. Les premières ouvertures au sujet de la venue des Pères dans ce fief privilégié entre tous donnèrent lieu à de vives réactions. La Providence, qui voulait cette mission de grand avenir, mit sur la route des négociateurs un renfort précieux dans la personne d’officiers allemands, lesquels, par des arguments persuasifs et douce pression, finirent par emporter l’assentiment de Musinga.

A peine établis à Kabgayé, poste destiné à devenir plus tard le siège du Vicaire Apostolique et à abriter les oeuvres vitales de la circonscription ecclésiastique, les Pères prirent en mains la direction de l’école de chefs à la capitale. Ecole encore modeste, il est vrai, parce que peu encouragée par la cour résolument réfractaire à la civilisation européenne 1. Toutes les deux semaines, un missionnaire couvrait à pied trente kilomètre et contrôlait la marche des classes à Nyanza. Malgré l’obligation formelle intimée aux élèves de se borner aux études profanes, plusieurs des pages fréquentaient avec assiduité les cours de religion donnés à petits groupes, le jour et surtout la nuit. Peu reçurent alors le baptême d’eau, mais un d’entre eux, au moins, fut honoré du baptême du sang. Désormais, les fondations vont marcher à un rythme régulier grâce aux caravanes de jeunes missionnaires affectés par les Supérieurs de la société à cette terre riche en promesses (42 stations en 1952).

En 1910, Mgr Hirth avait obtenu un Coadjuteur, Mgr Sweens ; puis les forces du Vicaire Apostolique se rétablissant, celui-ci put reprendre son activité. On ne fut donc pas surpris de voir le vénéré prélat s’installer à Kabgayé, pour, de la, gouverner le Vicariat de Kivu, premier du nom, formé de l’Urundi et du Ruanda. D’une superficie réduite, ce Vicariat compté, à lui seul, plus de quatre millions d’indigènes, parlant la même langue, jouissant d’un régime politique identique sous les Batutsi, se livrant, sous le même climat, aux mêmes cultures. Cette union entre deux districts si semblables, qui avait séduit la Sacrée congrégation de la propagande, s’était réalisée sans accrocs, les missionnaires des deux pays frères passant de l’un à l’autre sans déchirement sensible.

Par malheur, la guerre de 1914 vint mettre un frein à l’activité des apôtres. Ils restèrent sur place, pour la plupart, maintenant, par leur seule présence, le calme dont profitaient les belligérants eux-mêmes. Le régime de résidence, surveillée auquel le Gouvernement allemand les avait soumis permettait de conserver l’essentiel des entreprises, d’autant qu’à cette époque, existaient à peine quelques rares succursales. Aucun poste ne vit le jour durant la tourmente, toute communication entre l’Afrique Centrale et l’Europe ayant été coupée, jusqu’en juillet 1916.

En 1921, Mgr Hirth, épuisé et presque aveugle, offrit au Saint-Siège, qui l’accepta, sa démission de Vicaire Apostolique. Depuis lors, il vécut retiré, près de ses chers séminaires, auxquels in se rendrait utile par des leçons de musique et la direction spirituelle.

Il a quitté ce monde, le 6 Janvier 1931, sans que rien fût prévoir une fin imminente. Sa biographie, composée en allemand pour les Alsaciens, ses compatriotes, met en pleine lumière cette rayonnante figure digne de passer à la postérité. On n’oubliera pas de sitôt l’impulsion qu’il a donnée, notamment, au prosélytisme par les catéchumènes, les chrétiens et aussi à l’Action Catholique, longtemps avant que le S.P. Pie XI y invitât les fidèles de l’univers. Le vénéré prélat aimait à répéter que son séjour dans l’Uganda l’avait vivement éclairé sur les possibilités et les avantages du recrutement des indigènes par les indigènes1. On lui doit surtout l’œuvre du clergé autochtone qu’il a poursuivi, malgré les déboires inévitables. Il a pu goûter les fruits abondants et succulents de cette oeuvre longtemps même avant sa mort.

En 1922, le Ruanda et l’Urundi deviennent Vicariats Apostoliques autonomes. Désormais, les seules relations entre eux tiendront à ce que la formation de leurs grands séminaristes continuera à Kabgayi et, depuis quelques années, à Nyakibanda, dans le sud du Ruanda.

Le premier Vicaire Apostolique du Ruanda fut Mgr Léon Classe. Depuis 1901, il s’était dépensé, comme simple missionnaire, dans diverses stations :  Nyundo, Rwaza, Isavi, Kabgayé, mais surtout avait administré, comme Vicaire Général, ce district si éloigné de Marienberg et de Rubya, résidences du Vicaire Apostolique. Dès avant la démission officielle de Mgr Hirth, 1921, il avait exercé la direction effective du Kivu. Dieu seul pourrait évaluer les kilomètres parcourus par Mgr Classe pendant ces quarante-quatre ans de labeur ininterrompu, non seulement à l’occasion des visites pastorales, mais pour répondre aux invitations pressantes des missionnaires désireux de mettre à profit ses compétences et pour l’apostolat et pour les travaux matériels : plans, constructions de maisons et lancé plusieurs oeuvres simplement entrevues avant lui, en particulier celle des Frères Joséphites. En parlant de l’activité missionnaire au Ruanda, nous aurons toujours devant les yeux les deux promoteurs de ce magnifique mouvement de conversions, les deux organisateurs de la belle chrétienté.

Depuis plusieurs années déjà, la santé de Mgr Classe inspirait de vives inquiétudes, quand éclata la guerre de 1939. Le surcroît de soucis qu’elle apporta, et pour les finances et pour le personnel, n’étaient pas de nature à redonner de la vigueur au vénéré malade. Aussi, le Souverain Pontife, pour atténuer les responsabilités, lui accorda-t-il un Coadjuteur avec future succession, dans la personne du R.P. Déprimoz qui fut sacré, le 19 Mars 1943, à Kabgayi. Ce nouveau chef, ayant successivement exercé les fonctions de Vicaire délégué, d’Inspecteur général des Ecoles, de Supérieur du Grand Séminaire, n’ignorait rien des confrères, des postes, des oeuvres du Vicariat et jouissait de la confiance affectueuse de ses subordonnés.

Mgr Déprimoz n’a même pas pu jouir deux années des conseils expérimentés de Mgr lasse. Celui-ci a succombé, le 31 Janvier 1945, des suites d’un accident dû à une grave maladie de cœur. Il s’est éteint à Usumbura, mais l’inhumation a eu lieu dans la cathédrale de Kabgayi, au milieu d’une affluence considérable de personnalités européennes et indigènes, entre autres, le roi du pays, Charles Mutara, et le Vice Gouverneur Général, M. Jungers. Ce dernier, au moment où le corps du défunt allait descendre dans le cerveau, prit la parole pour chanter les mérites du vénéré disparu. Citons au moins quelques paragraphes de cet éloge funèbre : « Véritable apôtre de la civilisation chrétienne, Mgr Classe a consacré quarante-quatre année de sa vie à l’évangélisation et à l’instruction des indigènes du Ruanda. Quarante années : quelle somme de labeur et d’abnégation, dont les vingt premières se déroulent dans ce pays à le une époque caractérisée par une absence complète de routes et de moyens de transport, par un manque de confort le plus élémentaire, et, dans maintes régions, par hostilité ouverte des indigènes… Ceux qui avait besoin de réconfort moral trouvaient en lui un conseiller éclairé, un coeur débordant de sympathie. Que de volontés défaillantes, que de courages abattus n’a-t-il pas soutenus ou relevés… Quarante- quatre années d’apostolat missionnaire au Ruanda…ces quelques mots résument sa carrière dont N.S.P. le Pape reconnut les mérites exceptionnels et la noblesse, en 1940, en le créant Comte Romain et en l’élevant à la dignité d’Assistant au Trône Pontifical.

« Monseigneur, au nom du Gouvernement Général de la Colonie et du Vice- Gouverneur du Ruanda-Urundi, au nom des Européens et des populations indigènes du pays, je vous adresse un suprême adieu. »

Voici nom des missions du Ruanda, avec la date de leur fondation:

 

1 Save 1900 22 Janja 1935
2 Zaza 1900 23 Muyunzwe 1935
3 Nyundo 1901 24 Buhambe 1937
4 Rwaza 1903 25 Mugombwa 1938
5 Mibirizi 1903 26 Gitovu 1938
6 Kabgayé 1906 27 Kayanza 1938
7 Rulindo 1909 28 Nyarubuye 1940
8 Kansi 1910 29 Kamonyi 1940
9 Murunda 1912 30 Shangi 1940
10 Kigali 1913 31 Nyange 1942
11 Rwamagana 1918 32 Kisagara 1944
12 Muramba 1925 33 Mwezi 1944
13 Astrida 1928 34 Byimana 1946
14 Nyamasheke 1929 35 Birambo 1947
15 Kiziguro 1930 36 Nyakahanga 1948
16 Rambura 1932 37 Muhororo 1948
17 Mubuga 1933 38 Kiziguro 1949
18 Kaduha 1933 39 Cyahinda 1949
19 Kibeho 1934 40 Byumba 1950
20 Nyanza 1935 41 Rushaki 1951
21 Cyanika 1935 42 Nyakibanda 1952

 

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