La Création Des Partis Politiques Et L’Affaire Des Trois Chefs
Sur la base des possibilités offertes par l’ordonnance n° 11/234 du 8 mai 1959 sur les associations non régies par des dispositions légales particulières, rendue exécutoire par l’O.R.U. n° 111/105 du 15 juin 1959, des partis politiques furent créés à partir de septembre 1959 en vue des élections devant se tenir vers la fin de l’année sous l’égide du décret de 1952. L’Union Nationale Ruandaise (U.Na.R.) fut officiellement fondée le 3 septembre 1959. Suivirent le Rassemblement démocratique rwandais (RADER) le 14 septembre et le Parti du mouvement de l’émancipation hutu (Parmehutu) le 9 octobre. L’Association pour la promotion sociale de la masse (Aprosoma) s’était déjà constituée en parti politique le 15 février 1959. En fait ces partis furent le prolongement de divers groupes prépolitiques créés à partir de 1955. L’UNAR fut la continuation politique de l’Association des éleveurs du Ruanda-Urundi (ASSERU) créée en 1957 avec le soutien du mwami Mutara et des abbés tutsi de Nyundo. Le RADER fit suite au Mouvement démocratique progressiste, fondé le 19 mars 1955 à Kamonyi à l’initiative de l’abbé St. Bushayija avec L. Ndazaro, E. Rwigemera et P. Bwanakweri. Du côté hutu, le Parmehutu est issu du Mouvement social muhutu, créé à Kabgayi le 1er mai 1957 et l’Aprosoma succéda comme parti politique à l’association du même nom fondée le 1er novembre 1957 à Save (Astrida).
L’UNAR, parti tutsi conservateur et monarchiste eut pour président Fr. Rukeba, le commerçant de Kigali qui avait joué un rôle actif dans le déroulement du coup de force de Mwima. Si les chefs tutsi politisés n’avaient pas de fonctions officielles au sein de l’UNAR, ils y jouaient certainement un rôle important. L’action de la quasi-totalité des chefs, dont M. Kayihura (chef du Bugoyi), P. Mungarulire (chef du Bwanacyambwe) et Chr. Rwangombwa (chef du Ndorwa), en faveur de ce parti donnait à celui-ci des moyens d’action et de pression importants. Ces trois chefs devinrent, avec Fr. Rukeba, M. Rwagasana (secrétaire du Conseil supérieur du pays), E. Muhikira (ancien secrétaire du mwami Mutara) et C. Rebero, les personnalités les plus actives du parti. L’UNAR était, en outre, fortement appuyée par les Swahili, un groupe social de Rwandais islamisés d’environ 10.000 personnes. Leur activité principale étant le commerce dans les centres extra-coutumiers, ils disposaient de moyens financiers relativement importants.
Le Rapport de la Commission d’enquête résume correctement l’essentiel des caractéristiques du parti :
« Le programme politique du parti prévoyait une monarchie constitutionnelle héréditaire et des ministres responsables, un pouvoir législatif élu au suffrage universel des hommes adultes, un exécutif présidé par le mwami, et un pouvoir judiciaire indépendant des deux premiers. Le manifeste esquisse également un programme économique, social et culturel ; il se prononce pour la suppression de toute discrimination raciale et proclame la décision des membres du parti de faire triompher leurs idées dans la légalité et par des moyens pacifiques. Il semble que l’Unar ait voulu devenir un parti unique groupant tous les Ruandais et monopolisant le vrai patriotisme : dans sa propagande, il se présentait comme défenseur du Mwami et du Ruanda, laissant entendre que ceux qui refusaient de faire partie de l’Unar n’étaient pas de bons patriotes. Soucieux de réunir tous les Ruandais, il défendait la thèse que le problème Hutu/Tutsi était un problème artificiel, créé par les Européens et les missions ».
L’UNAR inspirait une crainte considérable à l’Administration, ainsi qu’en témoigne un rapport de la Sûreté : « Le gros danger est que ce parti ne devienne rapidement le ‘parti unique’ étouffant par ses slogans patriotiques toute autre organisation qui voudrait faire entendre sa voix. Nous serions ainsi en route vers une dictature de caste qui aurait la puissance, non seulement de s’opposer aux réformes politiques, mais de décider du sort de l’administration belge ».
Parti politique issu du « Mouvement démocratique progressiste », le RADER fut fondé avec le soutien de l’Administration et du diocèse de Kabgayi. C’est le père Dejemeppe qui, en accord avec la résidence (et du résident-adjoint Regnier en particulier), tenta de rassembler des Tutsi progressistes (« Astridiens ») et des Hutu au sein d’un parti démocratique, multi-ethnique et favorable à la Belgique. Le but était clairement la création d’un parti interracial, qui consoliderait la « classe intermédiaire », dépendant de l’Administration coloniale et des missions. A diverses reprises, le chef Bwanakweri avait approché Gr. Kayibanda, président du Mouvement social muhutu, afin de créer un parti politique commun, réunissant les Tutsi progressistes et modérés, et les Hutu. Kayibanda s’était montré réticent et refusa de collaborer à la création d’un parti au sein duquel les Tutsi auraient à brève échéance exercé une action déterminante. Le comité du parti comprenait P. Bwanakweri (chef du Rusenyi), P. Mugunga (assistant médical), A. Karekezi (commis), Chr. Ntoranyi (agent territorial principal), L. Ndazaro (agent territorial principal) et E. Rwigemera (frère du mwami Mutara et chef du Rukiga). La fonction de la plupart de ces leaders indique bien leur proximité de l’Administration de tutelle. Les propositions institutionnelles du RADER n’étaient pas tellement différentes de celles de l’UNAR, mais les échéances proposées étaient bien plus longues : l’autonomie interne en 1964 et l’indépendance en 1968. Le RADER était certes dirigé par des hommes remarquables et les idées modérées et démocratiques du parti étaient attrayantes, mais il arriva trop tard sur la scène politique et n’avait pas d’assises réelles au-delà d’une certaine élite. Il représentait trop l’Administration et les couches d’évolués urbanisés pour pouvoir s’implanter réellement parmi la population.
Ce dernier aspect fut, par contre, réalisé à merveille par le troisième parti créé dans cette période à Kabgayi avec la bénédiction du chanoine Ernotte et du père Endriatis et le soutien de la majorité des abbés hutu. Le Parmehutu, fondé le 9 octobre 1959 devint officiellement parti politique le 18 octobre. Sa base fut, dès le début, explicitement ethnique ; son but était de mettre fin à l’hégémonie socio-économique et politique des Tutsi et au régime instauré par ceux-ci. Pour le Parmehutu, la démocratie devait venir d’abord, l’indépendance ensuite. N’étant pas initialement républicain, le parti acceptait la monarchie constitutionnelle, mais sous certaines réserves. Il voulait la séparation des pouvoirs organisés démocratiquement, la garantie des libertés publiques, un large accès des Hutu aux divers degrés de l’enseignement, la reconnaissance de la propriété foncière individuelle et la codification des coutumes. Les principaux leaders du parti étaient Gr. Kayibanda, M. Niyonzima, C. Mulindahabi et, plus tard, A. Malniza.
Issu du même Mouvement social muhutu que le Parmehutu, l’Aprosoma avait déjà été créée par J. Gitera Habyarimana le 1er novembre 1957 avant d’être proclamée parti politique le 15 février 1959. Ce parti, dont les autres dirigeants furent A. Munyangaju, I. Nzeyimana et G. Gasingwa, subit l’influence du tempérament combatif, expéditif et peu systématique de son fondateur. Gitera attaqua, en des termes d’une violence extrême, les Tutsi et le système social et politique en vigueur. En fait, le parti ne joua qu’un rôle limité dans les territoires d’Astrida (où habitait Gitera) et de Shangugu (où Munyangaju édita le journal « Soma » de 1955 à 1957).
Pour être complet, il faut encore signaler deux autres partis qui se voulaient nationaux. L’AREDETWA (Association pour le relèvement démocratique des Batwa) avait pour leader Laurent Munyankuge. Bien qu’il fut reconnu qu’il fallait tenir compte des Twa dans les réformes à réaliser, le parti disparut après le passage de Munyankuge (qui fut sans doute le seul véritable militant de son parti) au Parmehutu en février 1962. L’APADEC (Association du parti démocrate chrétien) fut fondée par le commis-chef Augustin Rugiramasasu à Nyanza en mai 1960. Ce parti disparut lorsqu’il n’obtint aucun siège lors des élections législatives de septembre 1961. Il faut, enfin, mentionner l’existence d’un grand nombre de partis considérés comme régionaux eu égard à leur activité et leur zone d’influence, notamment: l’ABESCA (Association des Bahutu évoluants pour la suppression des castes), le MOMOR (Mouvement monarchiste rwandais), le MUR (Mouvement pour l’union rwandaise), l’UAARU (Union des aborozi africains du Ruanda), l’UNINTERCOKI (Union des intérêts communaux du Kinyaga), l’UMAR (Union des masses ruandaises), l’ABAKI (Alliance des Bakiga), etc. Ces partis gravitèrent généralement autour d’un des partis nationaux, dont ils épousèrent les programmes, y ajoutant seulement une clause d’intérêt local ou la note personnelle d’un politicien de colline.
Le fait qu’entre le 3 septembre et le 9 octobre 1959 trois nouveaux partis furent créés démontre bien le degré de politisation et de polarisation de la vie publique à cette époque. Il est intéressant de comparer les programmes initiaux publiés par les principaux partis. Nous reproduisons ci-après schématiquement les opinions des trois partis fondés en septembre-octobre 1959 sur un nombre de questions. Le programme de l’Aprosoma n’est pas repris ; ce parti ayant été créé plus tôt, nous ne disposons d’aucun manifeste de la même époque. Son programme fut d’ailleurs en grandes lignes identique à celui du Parmehutu. La concordance relative de ces programmes frappe à première vue. Les trois partis sont en principe d’accord sur: – le principe des élections directes et universelles (du moins des hommes) pour les assemblées aux divers niveaux; – la monarchie constitutionnelle où le mwami règne mais ne gouverne pas et où ses ministres sont politiquement responsables; – l’indépendance de la magistrature et la codification des coutumes (une ancienne revendication des Hutu); – l’unification progressive des deux administrations (européenne et indigène); – l’instauration d’un système fiscal plus équitable par le remplacement des impôts de capitation et du bétail par des impôts proportionnels. Il y eut, dès lors, convergence de vues formelle sur des problèmes importants. Sous certains aspects, le programme de l’UNAR était même plus démocratique que celui du Parmehutu. Par exemple, l’UNAR proposait d’emblée l’élection directe du Conseil du pays, tandis que le Parmehutu pensait maintenir provisoirement une élection indirecte : le parlement serait composé de délégués des conseils de territoire, à leur tour composés de délégués des conseils communaux élus directement. Ce n’était que dans une phase ultérieure que le Parmehutu envisageait des élections universelles et directes.
En partie, cependant, cette entente n’était qu’apparente. L’UNAR surtout avait des opinions réelles fort différentes de celles exprimées dans son manifeste. La charte de fondation du parti (réunion du 15 août 1959) vaut la peine d’être citée : « Bien que la société ruandaise soit composée d’individus de valeur très inégale, et qu’il n’est pas équitable d’accorder la même valeur à la pensée vulgaire de l’homme ordinaire qu’au jugement perspicace de l’homme capable… Bien que le suffrage universel aboutira infailliblement à lasser- situation qui prolongera l’esclavage… Il est cependant impossible de refuser le suffrage universel aux Bahutu. Une opposition manifeste donnerait un argument de plus aux colonialistes (…). Si la minorité tutsi est vraiment capable et à la hauteur des événements, elle doit, par son énergie, influer sur l’opinion publique, étonner le monde par son organisation, son endurance, sa discipline (…). L’organisation immédiate de notre parti(…) s’empressera de mâter la sottise et la trahison communes aux êtres incapables de la plus élémentaire abstraction ».
Idéologie élitaire s’il en est… Il va de soi que cette « Charte » n’était pas destinée au grand public : elle impliquait que l’UNAR n’était pas prête à jouer le jeu correctement et que son programme publié n’était que de la littérature. Le texte cité ci-haut, tel que reproduit dans Rwanda Politique comme émanant de l’UNAR, pose toutefois certains problèmes d’authenticité que nous devons soulever dans un souci d’exactitude historique et étant donné son importance. Les leaders de l’UNAR soutiennent avec force que ce document est un faux qui leur est inconnu et qui ne fut jamais approuvé par le parti; ils soulignent, à juste titre semble-t-il, que l’adoption de pareil texte aurait été contraire aux intérêts du parti, qui n’avait aucun avantage à attiser les antagonismes ethniques. Le document comporte d’abord trois pages, numérotées de 1 à 3, de « principes fondamentaux » de l’Union nationale des patriotes radicaux » (UNAPAR) ; suit une page non numérotée, apparemment tapée sur la même machine, portant les noms (mais non les signatures) de personnalités comme Kayihura, Mungarulire, Kayumba, Bagirishya, Afrika, Rukeba et Rwagasana, et mentionnant « Union nationale rwandaise – UNAR » comme le nom du parti. Il n’est pas à exclure que cette dernière page ait été ajoutée aux trois pages précédentes, ce qui impliquerait que la prise de position y énoncée n’est pas celle de l’UNAR.
Si la création des partis fut certainement un accélérateur général de la révolution, un incident concret relatif à l’une de ces formations, l’UNAR, constitue un accélérateur particulier. L’UNAR organisa, le 13 septembre 1959, son premier meeting politique à Kigali devant une foule de quelque deux mille militants. La quasi-totalité – des cadres politiques indigènes y participait. Parmi les orateurs il y avait, en dehors du président du parti Fr. Rukeba, trois chefs: M. Kayihura, P. Mungarulire et Chr. Rwangombwa. Ceux-ci critiquèrent l’Administration de tutelle en termes plus ou moins voilés. La teneur des autres discours fut parfois violente, ce qui provoqua une grande confusion dans un pays où le respect de l’autorité et la courtoisie sont de tradition. Un meeting du même genre, moins violent dans les propos et perturbé par une contre-manifestation de l’Aprosoma, se tint à Astrida le 20 septembre. L’Administration, estimant ne pouvoir tolérer que des chefs, considérés comme membres de cette administration, attaquent celle-ci au cours de réunions publiques, décida d’édicter des sanctions disciplinaires à l’encontre des trois chefs. Le 10 octobre 1959, le gouverneur décida la mutation disciplinaire des trois intéressés vers des chefferies vacantes et moins importantes. Si la sanction relativement légère de la mutation fut préférée à la révocation, ce fut à l’intervention du mwami auprès du gouverneur et parce qu’à cette date aucune instruction officielle n’avait encore été communiquée aux membres de l’Administration indigène. Cette instruction fut d’ailleurs promulguée le même jour. La circulaire n° 2210/4950 du gouverneur relative à l’adhésion et à la participation des chefs, sous-chefs et du personnel judiciaire aux partis politiques stipula qu’il n’était pas interdit aux intéressés, en tant que personnes privées, d’être membre d’un parti politique, mais qu’ils ne pouvaient, dans l’exercice de leurs fonctions ou à l’occasion de celles-ci, se livrer à une action ou propagande en faveur d’un parti politique. Il fut rappelé que les chefs et les sous-chefs ne pouvaient s’associer à des actes ou discours tendant à provoquer le ressentiment ou la haine contre la puissance tutélaire ou apporter leur collaboration à un parti dont le programme ou la propagande habituelle tendrait à discréditer l’Administration du Territoire ou à porter atteinte à l’honneur de la Belgique. Cette instruction confirme clairement que les cadres coutumiers étaient considérés comme de véritables fonctionnaires de l’Administration de tutelle, puisqu’ils sont considérés liés par la discipline de celle-ci. Le gouverneur Harroy le voyait certainement ainsi puisqu’il écrit, dans une déclaration du 12 octobre 1959, que le fait que les trois chefs assistèrent, sans réagir, à des attaques contre la politique belge « est incompatible avec leur qualité d’agent normal d’exécution de cette même politique belge dans leur chefferie. »
Il ne fait aucun doute qu’il n’y avait pas de base juridique pour justifier une action disciplinaire contre les trois chefs et le caractère arbitraire de la mesure devint davantage évident avec la promulgation, après les faits, de l’instruction dont il fut question. Se basant sur cette circulaire, les trois chefs mutés présentèrent leur démission et ne rejoignirent pas leur nouvelle chefferie. Le 15 octobre, ils adressèrent une lettre de protestations au gouverneur. Le mwami en fit de même et prit ainsi, pour la première fois, ouvertement parti pour l’UNAR. Des pourparlers entre le gouverneur, le mwami et les trois chefs restèrent sans résultat et des manifestations en faveur de ces derniers eurent lieu à Kigali (se trouvant au Bwanacyambwe dont Mungarulire était le chef), au Ndorwa (chefferie de Rwangombwa) et au Bugoyi (chefferie de Kayihura). A Kigali, des affrontements entre la Force publique et les manifestants firent quatre blessés, dont un mourut à l’hôpital. En territoire de Gisenyi tous les chefs, sous-chefs et membres du cadre judiciaire présentèrent leur démission en guise de protestation contre la mesure prise à l’encontre du chef Kayihura. Après plusieurs discussions avec le mwami et les trois chefs, le gouverneur, tout en maintenant sa décision, accepta de surseoir à l’exécution de celle-ci jusqu’après l’imminente déclaration gouvernementale sur le Ruanda-Urundi. En attendant, les chefs mutés devaient se tenir éloignés de leur chefferie. Tout en conservant leur traitement, ils n’exerçaient plus leur commandement, mais leurs remplaçants ne furent pas désignés. Cette attitude fut considérée par certains comme un manque de fermeté et comme une deuxième mise en échec, après que l’Administration ait dû accepter que la désignation de Kigeri V lui fût imposée. Ceci encouragea l’UNAR à accentuer sa campagne d’intimidation dans l’espoir de conquérir la quasi-totalité des sièges dans les élections prévues à la fin de l’année. Cette situation tendue amena l’Administration à prendre des précautions militaires par la mise en vigueur de la première phase d’un plan appelé « troubles généralisés », Des troupes de renfort furent envoyées au Rwanda et une activité régulière de patrouilles fut organisée dans le pays. L’affaire des trois chefs fut un tournant décisif. Elle consacra la rupture entre l’Administration et l’UNAR. Après le départ en exil volontaire des trois chefs, le 14 novembre 1959, il devint encore plus difficile de reprendre les pourparlers entre l’Administration et les milieux traditionalistes. La nomination, par l’ordonnance n° 221/224 du 10 novembre 1959, de Cl. Bagirishya, St. Bushayija, P. Bwanakweri, M. Kayihura et Chr. Rwagombwa comme conseillers spéciaux du mwami vint trop tard pour remédier à cette rupture, puisqu’une jacquerie éclata le 2 novembre.
https://amateka.org/la-creation-des-partis-politiques-et-laffaire-des-trois-chefs/Les RoisSur la base des possibilités offertes par l'ordonnance n° 11/234 du 8 mai 1959 sur les associations non régies par des dispositions légales particulières, rendue exécutoire par l'O.R.U. n° 111/105 du 15 juin 1959, des partis politiques furent créés à partir de septembre 1959 en vue des élections devant...Kaburame Kaburamegrejose2001@yahoo.co.ukAdministratorAmateka y'u Rwanda











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